Alors que l’été s’installe, les investisseurs ont manifestement du mal à s’affranchir de leurs appréhensions sur la vitalité de la reprise. Les doutes sur le profil de la croissance économique mondiale sont nées, au printemps, lorsque l’Europe s’est vue contrainte par la pression des marchés obligataires de s’engager dans une cure d’austérité budgétaire afin de remettre de l’ordre dans les finances publiques. Ces appréhensions ont été nourries, depuis, par l’accumulation de signes d’essoufflement de la croissance en Chine et aux Etats-Unis.
La saison de publication des résultats des entreprises qui s’est ouverte depuis la mi-juillet confirme la bonne santé retrouvée des sociétés cotées et leur capacité à saisir des opportunités de développement. En revanche, elle ne suffit pas à lever le voile sur la physionomie de l’activité économique à horizon de la fin de l’année.
Dans cette optique, nous avons renforcé au 1er semestre et sommes tentés de maintenir pour la 2ème partie de l’année, notre préférence pour des investissements dans des sociétés de croissance, habituées de longue date à aller capter en dehors de nos frontières européennes les opportunités de développement de demain. Ces mêmes entreprises ont souvent une sensibilité importante à la revalorisation du dollar, qui nous semble une donnée assez pérenne.
D’une façon générale, une plus grande internationalisation des portefeuilles au travers d’investissements en Amérique du Nord et dans les zones émergentes nous parait appropriée car les moteurs de croissance y sont clairement plus dynamiques.